Charles Leclerc: une première course solide à Melbourne (Photo EPA/MAXPPP)

Le Monégasque Charles Leclerc a réussi son baptême du feu en Formule 1

Attendu au tournant du Grand Prix d’Australie, sa première course estampillée F1, le nouveau pilote de l’écurie Alfa Romeo Sauber a atteint l’objectif ambitieux qu’il s’était fixé en finissant 13e. .

C’est un jour qu’il n’oubliera jamais. Ce dimanche matin, de l’autre côte du globe, Charles Leclerc voulait absolument négocier de belle manière son entrée sur la scène majuscule de la Formule 1. Mission accomplie!

Au bout des 58 tours du Grand Prix d’Australie, manche d’ouverture du championnat du monde 2018, le rookie monégasque (20 ans) a vu le damier d’emblée. Mieux, celui-ci, parti du 18e rang une heure et demie plus tôt, est parvenu à hisser son Alfa Romeo Sauber à la 13e place. Juste derrière la Force India du Français Esteban Ocon et devant la Williams du Canadien Lance Stroll et la Toro Rosso du Néo- Zélandais Brendon Hartley!

Après un départ brouillon, le nouveau pensionnaire de la cour des grands profite d’abord des malheurs de ses adversaires directs. Au contraire du Russe Sergey Sirotkin (Williams) et du Français Pierre Gasly (Toro Rosso), contraints à l’abandon, tout comme son coéquipier suédois Marcus Ericsson, stoppé par un problème de direction assistée, il enchaîne les boucles avec une régularité de métronome sur le circuit de l’Albert Park qu’il découvre, à Melbourne.

Opportuniste, Leclerc se permet même de surprendre Stroll lors du "restart" consécutif à la neutralisation provoquée par l’arrêt en piste de Romain Grosjean. Malgré l’incessante pression exercée dans ses rétros par le benjamin du paddock en fin d’épreuve, l’ambassadeur de la Principauté garde le cap pour offrir un résultat porteur d’espoirs à l’écurie suisse.

"J’ai le sourire car ce fut une très bonne course, l’une des plus belles de ma carrière", confiait-il ensuite. "Je suis hyper-content. Certes, je fais une connerie au départ. Mais le bilan global s’avère positif. Franchir la ligne d’arrivée de mon premier Grand Prix, c’est une vive émotion. Le rythme était bon lors de mon relais avec les pneus « tendre ». En « ultra-tendre », en revanche, j’ai trouvé la voiture moins efficace. Maintenant, il faut continuer nos efforts, analyser tous les enseignements engrangés ici pour progresser."

Devant, le combat des chefs a souri à Sebastian Vettel qui impose sa Ferrari devant la Mercedes du champion du monde en titre Lewis Hamilton, parti en pole position.