4 bonnes raisons d'aller au Grand Prix Historique de Monaco

A partir de ce vendredi jusqu'à dimanche, le tourniquet monégasque et ses 3,337 km d'asphalte accueillent le Grand Prix Historique de Monaco. Près de 210 véhicules d'antan, dispatchés en six séries, vont rouler sur le bitume de la Principauté pour le plus grand bonheur des puristes et des passionnés du sport automobile.

Voici quatre bonnes raisons d'aller y faire un tour.

1. Pour les sensations d'antan

Dans un somptueux écrin urbain, 209 joyaux d'antan vont briller de mille feux. Rouler des mécaniques comme au siècle dernier. Prendre place dans les tribunes, c'est l'assurance d'un bond dans le passé avec ces vieilles carrosseries, dont le ronronnement a de quoi faire hérisser les poils. Et, surtout, des courbes vertigineuses à faire pâlir tout passionné qui se respecte.

Côté mécanique, on parle là d'horlogerie... Sur la grille de départ, on retrouvera des véhicules dont l'année de course oscille entre 1925 et... 1980! La doyenne de ce week-end ? Une Bugatti 35 de 1925, forcément. Dans la série C, on recense des pièces de collection griffées Ferrari, Aston Martin ou Jaguar, illustrant la seule édition courue par des voitures de sport en 1952. Mais aussi et surtout les cinq plateaux qui offrent une plongée vertigineuse dans les trente premières années du championnat du monde de F1.

2. C'est moins cher que le Grand Prix de F1

Avec la gratuité ce vendredi puis des prix oscillant entre 30 euros (le samedi) et 50 euros (le dimanche), le Grand Prix Historique est bien plus abordable que le Grand Prix de Formule 1, où les tickets peuvent atteindre des sommes faramineuses le jour J.

L'occasion, si la bourse le permet, de faire une petite virée en famille pour approcher au plus près ces anciens véhicules de course.

3. Pour le retour de la parade moto

Une décennie après une parade remarquée sur la scène du Grand Prix historique de Monaco, des bécanes anciennes vont à nouveau vrombir en démonstration afin de souffler, comme il se doit, les 70 bougies de la seule et unique épreuve moto disputée au pied du Rocher.

Le 16 mai 1948, en préambule du triomphe de Giuseppe Farina en F1, un autre voisin italien, Aldo Brini, avait imposé sa Gilera Saturno 500. Un baptême sur roues sans lendemain, l'épreuve ayant été marquée par plusieurs chutes dont celle, mortelle, du pilote britannique Norman Linnecar.

Le plateau de 35 bécanes accueillera trois as du guidon : l'Australien Wayne Gardner (Norton Manx), sacré champion du monde 500 cc en 1987, sillonnera ainsi le tourniquet de la Principauté au coude à coude avec l'Italien Virginio Ferrari (MV Agusta) et le Varois Raymond Roche (Norton Manx).

4. Pour La possibilité de voir d'anciennes gloires

Quatre autres parades agrémenteront le menu des réjouissances ce week-end. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles vont accueillir du beau monde... Ainsi, côté " F1 Héritage " sont annoncés Mika Häkkinen (McLaren M23/1973), Riccardo Patrese (Williams FW08/1983) mais aussi Eddie Irvine, John Watson, Thierry Boutsen.

Fidèle parmi les fidèles, Jacky Ickx célébrera, lui, les 70 ans de Porsche au volant de la 936 avec laquelle il avait décroché la cinquième de ses six victoires aux 24 Heures du Mans, en 1981, associé à Derek Bell, également présent.